Cara Europa …

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… basterebbe che tu rileggessi questo testo per capire perché, nel corso degli anni, tu abbia sbagliato rotta e stia ancora seguendo un percorso deviato.
È uno dei discorsi più celebri pronunciati in favore della tua Unione, non fosse altro perché è uno dei primi in cui si trovano idee già espresse da altri in modo sparso e qui esposte con organicità.
Ricordi, vecchia Europa?
Victor Hugo presiedeva il Congresso Internazionale per la Pace a Parigi nel 1849 e aprì i lavori così:

Discours d’ouverture du Congrès de la Paix, le 21 août 1849
“Messieurs, beaucoup d’entre vous viennent des points du globe les plus éloignés, le coeur plein d’une pensée religieuse et sainte ; vous comptez dans vos rangs des publicistes, des philosophes, des ministres des cultes chrétiens, des écrivains éminents, plusieurs de ces hommes considérables, de ces hommes publics et populaires qui sont les lumières de leur nation. Vous avez voulu dater de Paris les déclarations de cette réunion d’esprits convaincus et graves, qui ne veulent pas seulement le bien d’un peuple, mais qui veulent le bien de tous les peuples.
Vous venez ajouter aux principes qui dirigent aujourd’hui les hommes d’état, les gouvernants, les législateurs, un principe supérieur. Vous venez tourner en quelque sorte le dernier et le plus auguste feuillet de l’Evangile, celui qui impose la paix aux enfants du même Dieu, et, dans cette ville qui n’a encore décrété que la fraternité des citoyens, vous venez proclamer la fraternité des hommes.
Soyez les bienvenus !
En présence d’une telle pensée et d’un tel acte, il ne peut y avoir place pour un remercîment personnel. Permettez-moi donc, dans les premières paroles que je prononce devant vous, d’élever mes regards plus haut que moi-même, et d’oublier, en quelque sorte, le grand honneur que vous venez de me conférer, pour ne songer qu’à la grande chose que vous voulez faire.
Messieurs, cette pensée religieuse, la paix universelle, toutes les nations liées entre elles d’un lien commun, l’Evangile pour loi suprême, la médiation substituée à la guerre, cette pensée religieuse est-elle une pensée pratique? Cette idée sainte est-elle une idée réalisable ? Beaucoup d’esprits positifs, comme on parle aujourd’hui, beaucoup d’hommes politiques vieillis, comme on dit, dans le maniement des affaires, répondent : Non. Moi, je réponds avec vous, je réponds sans hésiter, je réponds : Oui! et je vais essayer de le prouver tout à l’heure.
Je vais plus loin ; je ne dis pas seulement : C’est un but réalisable, je dis : C’est un but inévitable ; on peut en retarder ou en hâter l’avènement, voilà tout.
La loi du monde n’est pas et ne peut pas être distincte de la loi de Dieu. Or, la loi de Dieu, ce n’est pas la guerre, c’est la paix. Les hommes ont commencé par la lutte, comme la création par le chaos. D’où viennent-ils ? De la guerre ; cela est évident. Mais où vont-ils ? A la paix ; cela n’est pas moins évident.
Quand vous affirmez ces hautes vérités, il est tout simple que votre affirmation rencontre la négation ; il est tout simple que votre foi rencontre l’incrédulité ; il est tout simple que, dans cette heure de nos troubles et de nos déchirements, l’idée de la paix universelle surprenne et choque presque comme l’apparition de l’impossible et de l’idéal ; il est tout simple que l’on crie à l’utopie ; et, quant à moi, humble et obscur ouvrier dans cette grande oeuvre du dix-neuvième siècle, j’accepte cette résistance des esprits sans qu’elle m’étonne ni me décourage. Est-il possible que vous ne fassiez pas détourner les têtes et fermer les yeux dans une sorte d’éblouissement, quand, au milieu des ténèbres qui pèsent encore sur nous, vous ouvrez brusquement la porte rayonnante de l’avenir ?
Messieurs, si quelqu’un, il y a quatre siècles, à l’époque où la guerre existait de commune à commune, de ville à ville, de province à province, si quelqu’un eût dit à la Lorraine, à la Picardie, à la Normandie, à la Bretagne, à l’Auvergne, à la Provence, au Dauphiné, à la Bourgogne : un jour viendra où vous ne vous ferez plus la guerre, un jour viendra où vous ne lèverez plus d’hommes d’armes les uns contre les autres, un jour viendra où l’on ne dira plus: les Normands ont attaqué les Picards, les Lorrains ont repoussé les Bourguignons. Vous aurez bien encore des différends à régler, des intérêts à débattre, des contestations à résoudre, mais savez-vous ce que vous mettrez à la place des hommes d’armes ? Savez-vous ce que vous mettrez à la place des gens de pied et de cheval, des canons, des fauconneaux, des lances, des piques, des épées ? Vous mettrez une petite boîte de sapin que vous appellerez l’urne du scrutin, et de cette boîte il sortira, quoi? une assemblée en laquelle vous vous sentirez tous vivre, une assemblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui fera tomber le glaive de toutes les mains et surgir la justice dans tous les coeurs, qui dira à chacun : là finit ton droit, ici commence ton devoir. Bas les armes ! Vivez en paix !
Et ce jour-là, vous vous sentirez une pensée commune, des intérêts communs, une destinée commune ; vous vous embrasserez, vous vous reconnaîtrez fils du même sang et de la même race; ce jour-là, vous ne serez plus des peuplades ennemies, vous serez un peuple ; vous ne serez plus la Bourgogne, la Normandie, la Bretagne, la Provence, vous serez la France. Vous ne vous appellerez plus la guerre, vous vous appellerez la civilisation !
Si quelqu’un eût dit cela à cette époque, messieurs, tous les hommes positifs, tous les gens sérieux, tous les grands politiques d’alors se fussent écriés : “Oh! le songeur! Oh! le rêve-creux! Comme cet homme connaît peu l’humanité ! Que voilà une étrange folie et une absurde chimère!” – Messieurs, le temps a marché, et cette chimère, c’est la réalité.
Et, j’insiste sur ceci, l’homme qui eût fait cette prophétie sublime eût été déclaré fou par les sages, pour avoir entrevu les desseins de Dieu !
Eh bien! vous dites aujourd’hui, et je suis de ceux qui disent avec vous, tous, nous qui sommes ici, nous disons à la France, à l’Angleterre, à la Prusse, à l’Autriche, à l’Espagne, à l’Italie, à la Russie, nous leur disons :
Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle serait impossible et qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où la France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées. – Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d’un grand Sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la Diète est à l’Allemagne, ce que l’Assemblée législative est à la France!
Un jour viendra où l’on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd’hui un instrument de torture, en s’étonnant que cela ait pu être! Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis d’Europe placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu!
Et ce jour-là, il ne faudra pas quatre cents ans pour l’amener, car nous vivons dans un temps rapide, nous vivons dans le courant d’événements et d’idées le plus impétueux qui ait encore entraîné les peuples, et, à l’époque où nous sommes, une année fait parfois l’ouvrage d’un siècle.
Et Français, Anglais, Belges, Allemands, Russes, Slaves, Européens, Américains, qu’avons-nous à faire pour arriver le plus tôt possible à ce grand jour ? Nous aimer.
Nous aimer! Dans cette oeuvre immense de la pacification, c’est la meilleure manière d’aider Dieu !
Car Dieu le veut, ce but sublime! Et voyez, pour y atteindre, ce qu’il fait de toutes parts! Voyez que de découvertes il fait sortir du génie humain, qui toutes vont à ce but, la paix! Que de progrès, que de simplifications! Comme la nature se laisse de plus en plus dompter par l’homme! comme la matière devient de plus en plus l’esclave de l’intelligence et la servante de la civilisation! comme les causes de guerre s’évanouissent avec les causes de souffrance! comme les peuples lointains se touchent! comme les distances se rapprochent! et le rapprochement, c’est le commencement de la fraternité!
Grâce aux chemins de fer, l’Europe bientôt ne sera pas plus grande que ne l’était la France au Moyen Age! Grâce aux navires à vapeur, on traverse aujourd’hui l’Océan plus aisément qu’on ne traversait autrefois la Méditerranée! Avant peu, l’homme parcourra la terre comme les dieux d’Homère parcouraient le ciel, en trois pas. Encore quelques années, et le fil électrique de la concorde entourera le globe et étreindra le monde.
Ici, Messieurs, quand j’approfondis ce vaste ensemble, ce vaste concours d’efforts et d’événements, tous marqués du doigt de Dieu ; quand je songe à ce but magnifique, le bien-être des hommes, la paix; quand je considère ce que la Providence fait pour et ce que la politique fait contre, une réflexion douloureuse s’offre à mon esprit.
Il résulte des statistiques et des budgets comparés que les nations européennes dépensent tous les ans, pour l’entretien de leurs armées, une somme qui n’est pas moindre de deux milliards, et qui, si l’on y ajoute l’entretien du matériel des établissements de guerre, s’élève à trois milliards. Ajoutez-y encore le produit perdu des journées de travail de plus de deux millions d’hommes, les plus sains, les plus vigoureux, les plus jeunes, l’élite des populations, produit que vous ne pouvez pas évaluer à moins d’un milliard, et vous arrivez à ceci que les armées permanentes coûtent annuellement à l’Europe quatre milliards. Messieurs, la paix vient de durer trente-deux ans, et en trente-deux ans la somme monstrueuse de cent vingt-huit milliards a été dépensée pendant la paix pour la guerre!
Supposez que les peuples d’Europe, au lieu de se défier les uns des autres, de se jalouser, de se haïr, se fussent aimés; supposez qu’ils se fussent dit qu’avant même d’être Français, ou Anglais, ou Allemand, on est homme, et que, si les nations sont des patries, l’humanité est une famille; et maintenant, cette somme de cent vingt-huit milliards, si follement et si vainement dépensée par la défiance, faites-la dépenser par la confiance! Ces cent vingt-huit milliards donnés à la haine, donnez-les à l’harmonie! Ces cent vingt-huit milliards donnés à la guerre, donnez-les à la paix!
Donnez-les au travail, à l’intelligence, à l’industrie, au commerce, à la navigation, à l’agriculture, aux sciences, aux arts, et représentez-vous le résultat. Si, depuis trente-deux ans, cette gigantesque somme de cent vingt-huit milliards avait été dépensée de cette façon, l’Amérique, de son côté, aidant l’Europe, savez-vous ce qui serait arrivé? La face du monde serait changée! les isthmes seraient coupés, les fleuves creusés, les montagnes percées, les chemins de fer couvriraient les deux continents, la marine marchande du globe aurait centuplé, et il n’y aurait plus nulle part ni landes, ni jachères, ni marais; on bâtirait des villes là où il n’y a encore que des écueils; l’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme; la richesse jaillirait de toutes parts de toutes les veines du globe sous le travail de tous les hommes, et la misère s’évanouirait! Et savez-vous ce qui s’évanouirait avec la misère? Les révolutions. Oui, la face du monde serait changée! Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l’univers! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie!
Voyez, Messieurs, dans quel aveuglément la préoccupation de la guerre jette les nations et les gouvernants: si les cent vingt-huit milliards qui ont été donnés par l’Europe depuis trente-deux ans à la guerre qui n’existait pas, avaient été donnés à la paix qui existait, disons-le, et disons-le bien haut, on n’aurait rien vu en Europe de ce qu’on y voit en ce moment; le continent, au lieu d’être un champ de bataille, serait un atelier, et, au lieu de ce spectacle douloureux et terrible, le Piémont abattu, Rome, la ville éternelle, livrée aux oscillations misérables de la politique humaine, la Hongrie et Venise qui se débattent héroïquement, la France inquiète, appauvrie et sombre; la misère, le deuil, la guerre civile, l’obscurité sur l’avenir ; au lieu de ce spectacle sinistre, nous aurions sous les yeux l’espérance, la joie, la bienveillance, l’effort de tous vers le bien-être commun, et nous verrions partout se dégager de la civilisation en travail le majestueux rayonnement de la concorde universelle.
Chose digne de méditation! Ce sont nos précautions contre la guerre qui ont amené les révolutions! On a tout fait, on a tout dépensé contre le péril imaginaire! On a aggravé ainsi la misère, qui était le péril réel! On s’est fortifié contre un danger chimérique; on a vu les guerres qui ne venaient pas, et l’on n’a pas vu les révolutions qui arrivaient.
Messieurs, ne désespérons pas pourtant. Au contraire, espérons plus que jamais! Ne nous laissons pas effrayer par des commotions momentanées, secousses nécessaires peut-être de grands enfantements. Ne soyons pas injustes pour les temps où nous vivons, ne voyons pas notre époque autrement qu’elle n’est. C’est une prodigieuse et admirable époque après tout, et le dix-neuvième siècle sera, disons-le hautement, la plus grande page de l’histoire. Comme je vous le rappelais tout à l’heure, tous les progrès s’y révèlent et s’y manifestent à la fois, les uns amenant les autres: chute des animosités internationales, effacement des frontières sur la carte et des préjugés dans les coeurs, tendance à l’unité, adoucissement des moeurs, élévation du niveau de l’enseignement et abaissement du niveau des pénalités, domination des langues les plus littéraires, c’est-à-dire les plus humaines ; tout se meut en même temps, économie politique, science, industrie, philosophie, législation, et converge au même but, la création du bien-être et de la bienveillance, c’est-à-dire, et c’est là pour ma part le but auquel je tendrai toujours, extinction de la misère au dedans, extinction de la guerre au dehors.
Oui, je le dis en terminant, l’ère des révolutions se ferme, l’ère des améliorations commence. Le perfectionnement des peuples quitte la forme violente pour prendre la forme paisible ; le temps est venu où la Providence va substituer à l’action désordonnée des agitateurs l’action religieuse et calme des pacificateurs.
Désormais, le but de la politique grande, de la politique vraie, le voici: faire reconnaître toutes les nationalités, restaurer l’unité historique des peuples et rallier cette unité à la civilisation par la paix, élargir sans cesse le groupe civilisé, donner le bon exemple aux peuples encore barbares, substituer les arbitrages aux batailles; enfin, et ceci résume tout, faire prononcer par la justice le dernier mot que l’ancien monde faisait prononcer par la force.
Messieurs, je le dis en terminant, et que cette pensée nous encourage, ce n’est n’est pas d’aujourd’hui que le genre humain est en marche dans cette voie providentielle. Dans notre vieille Europe, l’Angleterre a fait le premier pas, et par son exemple séculaire elle a dit aux peuples : Vous êtes libres. La France a fait le second pas, et elle a dit aux peuples : Vous êtes souverains. Maintenant faisons le troisième pas, et tous ensemble, France, Angleterre, Belgique, Allemagne, Italie, Europe, Amérique, disons aux peuples : Vous êtes frères!”

Discours inaugural du Congrès de la paix, prononcé à Paris, le 21 août 1849, in Oeuvres complètes, Actes et Paroles I (Paris Hetzel, 1882) – Testo integrale
A seguire, la traduzione di alcune parti.

Busto di V. Hugo all'Assemblée Nationale e un estratto del suo discorso del 1849

Busto di V. Hugo all’Assemblée Nationale e un estratto del suo discorso del 1849

 Discorso inaugurale alla Conferenza di Pace di Parigi, 21 agosto 1849
“Molti di voi vengono dai punti più lontani del globo, col cuore pieno di un pensiero religioso e santo […], menti convinte […] che non vogliono solo il bene di un popolo ma di tutti i popoli.
Voi state per aggiungere ai princìpi i che dirigono oggi gli uomini di stato, i governanti e i legislatori, un valore superiore. […]
Siate i benvenuti!
[…]
Signori, è un pensiero concreto questo della pace universale che vuole tutte le nazioni unite fra loro da un legame comune, con il Vangelo come legge suprema e la mediazione sostituita alla guerra? È questa un’idea realizzabile? Molti di coloro che si definiscono menti positive, molti politici cresciuti, come si dice oggi, nella gestione degli affari rispondono: no. Quanto a me, io rispondo con voi, rispondo senza esitare: sì! E vi dimostro subito perché.
Vado ancora oltre; non dico soltanto: è una meta raggiungibile, dico: è una meta inevitabile; è possibile solo affrettarne o ritardarne il compimento… Ecco tutto.
La legge del mondo non è, non può essere distinta da quella di Dio. Ora, la legge di Dio non è la guerra, è la pace. Gli uomini hanno cominciato con la lotta, come la creazione è nata dal caos. Da dove vengono? Dalla guerra; questo è evidente. Ma dove vanno? Verso la pace. Questo pure è evidente.
[…]Sapete cosa metterete al posto dei soldati? […] dei cannoni, dei falconetti, delle lance, delle picche e delle spade? Metterete una piccola scatola di legno che chiamerete l’urna del voto e da questa scatola, cosa uscirà? Un’assemblea nella quale vi sentirete tutti vivi, che sarà come un’unica vostra anima, un concilio sovrano e popolare che deciderà, giudicherà, risolverà tutto con la legge, che farà cadere la spada da ogni mano e sorgere la giustizia in ogni cuore, che dirà a ciascuno: là finisce il tuo diritto, qui inizia il tuo dovere.
Verrà un giorno in cui la guerra sembrerà così assurda fra Parigi e Londra, fra Pietroburgo e Berlino, fra Vienna e Torino da sembrare impossibile esattamente come, ai giorni nostri, lo sarebbe una guerra fra Rouen e Amiens, fra Boston e Philadelphia. Verrà un giorno in cui la Francia, tu Russia, tu Italia, tu Inghilterra, tu Germania, voi tutte, nazioni del continente, senza perdere le vostre qualità distinte e le vostre gloriose individualità, vi stringerete in un’unità superiore e costruirete la fratellanza europea, così come la Normandia, la Bretagna, la Borgogna, la Lorena, l’Alsazia e tutte le nostre province si sono fuse nella Francia. Verrà un giorno in cui non esisteranno più altri campi di battaglia se non i mercati, che si apriranno al commercio, e le menti, che si apriranno alle idee. Verrà un giorno in cui le pallottole e le granate saranno sostituite dal diritto di voto, dal suffragio universale dei popoli, dal tribunale arbitrale di un Senato grande e sovrano che sarà per l’Europa ciò che il Parlamento è per l’Inghilterra, la Dieta per la Germania, l’Assemblea legislativa per la Francia.
[…]
Verrà un giorno in cui vedremo i due grandi gruppi, gli Stati Uniti d’America e gli Stati Uniti d’Europa, uno di fronte all’altro, porgersi la mano attraverso i mari, scambiarsi i prodotti, il loro commercio, le loro industrie, le loro arti, i loro geni, collaborare insieme per trarne il benessere di tutti.
[…]
D’ora in poi, il fine dell’alta politica, della politica vera sarà il seguente: lavorare per il riconoscimento delle nazionalità, ristabilire l’unità storica dei popoli e armonizzare questa unità, mediante la pace, con la civiltà, aumentare continuamente il numero dei popoli civilizzati, dare il buon esempio ai popoli ancora barbari, sostituire le guerre con tribunali arbitrali. Infine, e ciò riassume tutto, operare perché il diritto abbia l’ultima parola, quella che il vecchio mondo faceva pronunciare dalla forza.
(traduzione a cura di Primula Bazzani)

Bel discorso, eh? Che ne dici Europa? Provi nostalgia? Sei perplessa?
È presente molto idealismo, è vero; un afflato romantico, e anche questo è incontestabile – ma è pur sempre un testo del 1849!
Proprio perché così lontano nel tempo, tuttavia, potresti apprezzare meglio, cara Europa, le suggestioni importanti e attuali che contiene: l’idea di unità nella diversità, che è il tuo motto; l’intuizione del suffragio universale e di un grande Parlamento per l’Europa; l’idea di civiltà basata su interessi comuni e una politica alta, unitaria; l’immagine di un dialogo tra due grandi blocchi, europeo e statunitense, sul piano culturale, economico e commerciale.

Sono trascorsi centossessantasei anni da quel discorso, cara Europa.
Si sono aggiunti altri importanti tasselli al mosaico del pensiero, si sono firmati trattati … in realtà lo spirito autentico che animava i tuoi padri fondatori non l’hai nutrito, o non abbastanza.

Se le tue radici fossero ben piantate in un campo concimato da ideali convinti, sostanziali e non formali, il tuo tronco oggi sarebbe possente, i tuoi rami rigogliosi e avresti la forza per affrontare tutti i problemi contingenti.
Le urgenze non esisterebbero più perché non ti saresti ridotta a inseguire una politica di prese d’atto e constatazioni, a correre disordinatamente per arginare le falle di un terreno che frana all’interno, oltre i tuoi confini e nei continenti a poca distanza da te.

 

32 thoughts on “Cara Europa …

  1. Bellissimo il tuo articolo.
    E’ sempre interessante leggere i tuoi post.
    Grazie cara Primula, un abbraccio e buona serata 🙂

  2. Grande post, grande Primula. Hai scritto quello che dovrebbe essere letto da politici, governanti di oggi che ora fanno a gara per cercare di risolvere il ”difficile problema” facendo finta di essere tutti dispiaciuti per la triste fine di tanti innocenti.E’ dal 1996 che esiste il”difficile problema”. Quanta amarezza per questa ipocrisia. Ti abbraccio. Isabella

    • È esattamente per questo che ho “rispolverato” questo grande testo di Victor Hugo. Mi chiedo se qualcuno di quelli che ora stanno “ragliando” la varie proposte o prodigandosi nelle dichiarazione d’intenti conoscano davvero su quali grandi ideali si fonda l’Europa.
      Io credo nell’Eu, non certo in ciò che è diventata o finge di essere come giustamente dici tu.
      Speriamo abbia ora un sussulto di dignità. Mah …
      Serena notte cara Isabella. 🙂
      Primula

  3. Sì in effetti questo testo mi sembra ingenuo (e il richiamo al Vangelo oggi farebbe inorridire molti…): la pace universale è un’illusione, dire che esistano mete inevitabili è altrettanto ingenuo (è un argomento che hanno utilizzato anche i comunisti più sanguinari, ma in realtà la storia non ha un senso perciò niente è inevitabile e ogni conquista non è eterna ma va difesa perchè non scompaia).
    Dico subito che sono da sempre contrario all’idea stessa di Europa unita. Intanto un super-Stato conoscerà in maniera ancor più approssimativa rispetto a uno Stato i problemi e le peculiarità delle varie regioni che lo compongono; non vedo quindi perchè lasciare che dall’alto di questo super-Stato decidano cosa finanziare, chi aiutare etc. (anche pensare di poter dirigere l’economia di una zona così vasta è ingenuo, oltre che pericoloso).
    Poi, perchè lasciare che le leggi nazionali debbano essere influenzate dalle decisioni di questo super-Stato che si è imposto senza chiedere il permesso a qualcuno? E qui bisogna dire che chi sostiene che non sia costituzionale indire un referendum sull’adesione all’UE è in malafede, perchè è ridicolo sminuire a “politica estera” quello che è a tutti gli effetti un’intromissione costante nella nostra legislazione nazionale (e il fatto che non sia prevista una modalità di uscita “ufficiale” dimostra un’arroganza ingiustificata).
    Vogliamo poi ammettere che i dissidi fra i vari Stati non sono mai spariti? che c’è comunque sempre stata una gara a chi “spreme” meglio le casse? Io preferirei giudicare i nostri governanti (sempre che ce lo lascino ancora fare…) per le decisioni che prendono in patria piuttosto che su chi è più bravo a questuare in Europa. Però non ci sono state più guerre, dirai, l’UE ha garantito la pace. Mah, secondo me è la pace ad aver garantito l’UE (io credo che il commercio fra nazioni basti a favorire la pace). Dopo due guerre mondiali la gente si è stufata della guerra, e se qualche governo si fosse lanciato in guerre di aggressione non credo che la gente l’avrebbe seguito… Questo è sicuramente positivo ma forse col tempo ha abituato alla sottomissione e questo ha favorito la nascita sopra le nostre teste di questo baraccone tragicomico, che ha potuto prosperare proprio perchè tragicomico, se ci avessero chiesto “volete un super-Stato che decida delle vostre leggi?” ho i miei dubbi che avrebbe incontrato i favori della gente. E poi credi davvero che l’UE possa garantire la pace? Se davvero ci fosse il pericolo di un nuovo Hitler, credi che l’UE sarebbe in grado di fermarlo??? Io credo proprio di no, come credo che se malauguratamente quell’anacronismo che è lo Stato Islamico dovesse arrivare fino a qui dovremmo arrangiarci, ognuno per sè. Perchè nei fatti l’Europa unita non esiste.
    Scusa se ti ho fatto conoscere il mio lato fazioso (c’è un motivo se ho un blog scollegato dalla realtà e se evito il più possibile di lasciare le mie opinioni in giro…), ma l’UE mi provoca un fastidio quasi fisico, da sempre, e non per quell’ibrido ridicolo che è (quasi inevitabilmente) diventata, ma proprio per l’idea stessa di Unione europea, che mi sembra assurda.
    Ah sì, dovevo dirti anche che l’arredamento della grotta mi è venuto a noia, perciò sono uscito (si era capito? 🙂 ) e ho messo in piedi una baracca di riciclo ma con un nome molto più accattivante… non trovi? 😉
    Saluti e ogni bene.

    • Ciao Ivano, e bentornato!
      Hai lasciato un commento perfettamente in linea con il tuo modo di vedere la realtà. E rispetto il tuo punto di vista ovviamente.
      Mi permetto comunque di sottolineare che il testo di Hugo è vecchio – come periodo intendo – non nei contenuti tuttavia.
      Tu lo definisci ingenuo, io lo trovo invece molto molto avanti per l’epoca in cui è stato pronunciato. Il concetto di Provvidenza è tipico di Hugo e va circoscritto al suo modo di sentire, ma io vi trovo parecchio di “provvidenza laica” anche.
      Credo che nessuno oggi abbia il coraggio di approvare “questa Europa”, a meno che non esistano interessi particolari.
      La tua critica è anche la mia; quel che ci separa è l’idea di Europa. Io ci credo da sempre e continuerò a farlo, penso sia il futuro. Si è perso tantissimo tempo, si sono spese energie per un’Europa fasulla – o inesistente fai tu – e serve recuperare. Ma ce la faranno, purtroppo credo che io sarò già passata a miglior vita. 😉
      Sono davvero felice che la tana ti sia diventata stretta! 🙂 Verrrò a trovarti nel tuo nuovo spazio. Garantito!
      Primula

      • Ripeto: è ingenuo perchè crede nella realizzabilità della pace universale, è ingenuo perchè crede che possa esistere qualcosa che “deve accadere” (qualcuno lo chiamerebbe “storicismo”) mentre in realtà non esiste niente di cui possiamo essere sicuri che accadrà, qualsiasi significato vogliamo dare alla parola “progresso” niente ci assicura che questo ci sarà per forza, senza una continua lotta in sua difesa.
        Sono contro la pace universale? Certo che no, ma sono quasi sicuro che sarà un obiettivo sfuggente; certo non vuol dire che non si debba continuare a perseguirlo, ma senza farsi troppe illusioni. Sono però contrario a uno Stato europeo (e ancor di più a uno Stato mondiale, ovviamente, anche se questa ipotesi fortunatamente è praticamente irrealizzabile), per me più lo Stato è vasto e più sarà lontano dai cittadini, non parliamo poi di uno Stato che sarebbe solo un agglomerato forzato di Stati. Comunque gli Stati nazionali sono sempre esistiti (chiaramente non sempre come sono oggi, anche le tribù in un certo senso sono Stati nazionali), non sto dicendo ovviamente che debbano essere immutabili o addirittura etnicamente omogenei (cretina ipotesi d’altri tempi, impossibile da realizzare: dove la troviamo una etnia “pura”?), sto dicendo che far finta che non esistano è irresponsabile, le spinte nazionaliste verranno sempre fuori in un modo o nell’altro. Perciò è sacrosanto perseguire l’obiettivo della fratellanza fra nazioni, quello che non capisco è perchè per raggiungerlo dovremmo fondere le nazioni in un unico Stato: un’ Europa così fatta non è un sogno, è un incubo.

        • Capisco bene la tua analisi Ivano, ma da eurpeista convinta, e rifacendomi alle idee di Cattaneo o di Spinelli, non si tratta di annullare l’identità nazionale in un super stato, come lo chiami tu. Leggendo attentamente il discorso di Hugo non è la base nemmeno del suo discorso: l’obiettivo è l’unità nella diversità, una federazione di nazioni.
          Comunque, credo che potremmo discuterne all’infinito rimanendo ognuno sulle proprie posizioni e questo è a mio avviso molto bello. L’uniformità di pensiero non mi è mai piaciuta.
          Un abbraccio 🙂
          Primula

          • Ciao Ivano!
            Innanzitutto bentornato 🙂
            Avviso che poco più sotto c’è un mezzo papiro, generato dal post di Primula ma anche dal tuo commento. E che non venga fuori che voglio dare un colpo al cerchio e uno alla botte, mi raccomando 😉

  4. Cara Primula, riesci sempre a trovare e condividere tesori. Confesso la mia ignoranza.. Non conoscevo questo discorso. Io credo di essere nata pervasa da ideali europeisti, ma fatico non poco a riconoscermi in quello che siamo diventati. Questo discorso ha una modernità sorprendente, oltre che un bellissimo significato. Grazie ancora e buona giornata. Chiara

  5. E’ un discorso molto bello, veramente bello.
    Verrà un giorno… ma non è oggi. Ci siamo allontanati dai grandi ideali che volevano un’Europa unita nelle diversità. Il denaro e il potere ci hanno guidati lontano dagli uomini.
    Ho letto sul Guardian i commenti di tanti britannici alle tragedie nel Mediterraneo e, francamente, credo che abbiamo poche speranze di essere un Popolo.
    Che tristezza!
    Un abbraccio, carissima!

    • Come ho scritto a Ivano verrà un giorno e noi non ci saremo … Guccini e i Nomadi mi perdoneranno la citazione.
      Ho pensato di condividere questo testo proprio perché, come te, ho letto commenti sul dramma del naufragio e sui profughi in genere che mi hanno letteralmente nauseata. Mi sono beccata la mia buona dose di “buonista”, per non dire altro, su Twitter e pazienza! – ormai non si dialoga più, si attacca e si offende – ma leggendo frasi evviva, – 700! capisci bene che il conato di vomito è immediato.
      Quindi, anziché un post sulla tragedia, un ricordo di che cosa dovremmo essere e non siamo.
      Un abbraccio a te :*
      Primula

  6. Parto dicendoti questo: bel post e gran discorso.
    Ora però arrivano i “ma”, perché l’argomento è complesso, con considerazioni etiche, storiche, politiche e non solo.
    Premetto che, per quanto mi riguarda, se dovessi etichettare il mio pensiero direi che sono un “cosmopolita nazionalista”. Sì, lo so, apparentemente questa è un’antinomia bella e buona; eppure io mi sento davvero un cittadino del mondo, che allo stesso tempo ama profondamente le sue Patrie! Uso il plurale perché ce n’è più d’una, poste in cerchi concentrici: dal mio paesello di campagna alla mia regione; dal Friuli al mio Stato; dall’Italia al suo continente; dall’Europa al mondo intero; e qui mi fermo, che per parlare di galassie dobbiamo aspettare qualche anno 😉
    Quando sento l’inno di Mameli provo i brividi dall’emozione, ma anche se in modo più leggero mi capita ascoltando qualsiasi altro inno! È come se quelle note e quelle parole a volte incomprensibili portassero al mio essere tutta la Storia cui si fanno carico, quasi sempre fatta di sangue e di morti patriote in nome di un ideale.
    Detto ciò, oltre a questo ammetto di essere anche un po’ cinico: Hugo ha fatto questo discorso nel 1849 ma le sue belle parole stanno quasi in mezzo al passaggio tra Seconda Repubblica (inizi ’48) e Secondo Impero (iniziato a fine ’51), non certo un periodo pacifico per la nazione francese! In questo concordo un po’ con le parole di Ivano (a cui do anch’io il bentornato!) sulla caratterizzazione un po’ ingenua di parte del discorso che hai riportato, poiché all’epoca non si erano ancora formate tutte le nazioni europee (vedi Italia, Germania, gli stati della ex-Yugoslavia e quelli più a est) e non penso che sarebbe stato giusto saltare tali processi di autodeterminazione.
    A differenza di Ivano, però, io non sono per nulla contrario all’Europa Unita! L’unico problema è che al momento noi ci troviamo esattamente nella terra di nessuno, in un’unità economia in seno a una confederazione di stati sovrani divisi tra loro! Vorrei ricordare a Ivano che gli Stati Uniti sono una Federazione di 50 stati (c’è qualche differenza sostanziale con una confederazione), con una superficie di circa 9 800 000 km2, mentre l’Europa ha 44 stati più 2 potenziali, con una superficie di 10 080 000 km2 circa. Ora, a prescindere dalle proprie convinzioni e dalle porcate economiche e politiche che possano aver condotto negli ultimi 90 anni gli amici d’oltreoceano, non mi sembra che in America siano incapaci di gestirsi o riscontrino tutti i problemi che ha elencato Ivano!
    Il problema sta esattamente nelle differenze che ci sono tra una Federazione di stati e una Confederazione! Ora, star a far la lezione non mi sembra proprio il caso, anche perché su internet si trova tutto.
    Il vero problema non penso risieda nella mancanza di ideali, ma piuttosto nell’eccesso di sedie 😉

    P.S. Siccome del passaggio tra Seconda Repubblica e Secondo Impero i miei ricordi non bastavano, ho fatto una breve ricerca: sapevi che Hugo aveva appoggiato Napoleone III (al secolo Carlo Luigi Napoleone Bonaparte) alla sua candidatura alle presidenziali del ’48? Cioè, questo aveva già fatto due (miseri) tentativi di colpi di stato, e guarda poi com’è andata a finire…!

    • Ciao Cristian!
      La mia idea di Europa la conosci e che non coincide con l’Europa attuale mi sembra superfluo ripeterlo, per cui non mi soffermo su questo punto.
      Il discorso di Hugo è a mio avviso straordinario (al netto dell’eccessiva enfasi nell’invocare la Provvidenza divina, ma è pur sempre un testo di primo Ottocento) proprio perché prevede situazioni che erano all’epoca ancora in fieri. Ti devo correggere su un punto però. La Francia era già una nazione unita, un regno fino alla Rivoluzione Francese e più o meno come la conosciamo oggi, fin dall’epoca dei capetingi, in particolare di Filippo II (so già che andrai a controllare 😉 la storia dei re di Francia è affascinante …)
      Eheh! Ma vuoi che non conosca la questione Hugo vs Louis Napoléon? È vero, Hugo l’ha sostenuto alle elezioni come Presidente della Seconda Repubblica contro Lamartine (altro importante poeta romantico e come molti altri anche politicamente impegnato). Vinse il Bonaparte che però, tradendo gli ideali liberali di cui si era fatto portatore, si autoproclamò Imperatore con un colpo di Stato (famoso il giorno, 2 dicembre 1851). Iniziò così il Secondo Impero. E cosa fece il nostro buon Victor Hugo? Tradito negli ideali e da coerente quale era lasciò la Francia, andò a vivere sull’isola di Guernesey. Esilio dapprima volontario, poi caldeggiato ovviamente da Napoleone III che lo vedeva come un soggetto pericoloso vista l’influenza che aveva sugli intellettuali e non solo. Tornò in Francia volontariamente solo dopo la sconfitta di Sedan quando la Francia perse l’Alsazia e la Lorena nella guerra contro la Prussia. Causa della prima Guerra Mondiale per la Francia. (quant’è bella la Storia!!!)
      Ora ti dico io una cosetta: dopo il “tradimento” Hugo ha scritto un pamphlet contro Louis Napoléon intitolato Napoléon le petit (il piccolo Napoleone); il grande sappiamo chi era.
      Fine della lezione 😀 😀 e chiedo venia …
      Ora vado a dedicarmi al tuo sonetto.
      Un abbraccio 🙂
      Primula

      • Ahahah ma venia di che??? Grazie a te, piuttosto! 😀
        Della storia dei re di Francia devo ammettere di non sapere moltissimo, ma da appassionato di Storia ero consapevole che la nazione francese fosse unita già da secoli 😉
        Riguardo alla Francia e alla seconda rivoluzione mi riferivo solo per evidenziare che in quel presente non ci fosse, come possiamo dire, un sentimento di unità, ecco, come lo descriveva Hugo nel suo intervento.
        Stando alla mia veloce ricerca, durante il suo esilio c’è pure stata un’amnistia imperiale che lo riguardava, ma Vittorio si è rifiutato di accoglierla dal momento che veniva dal “piccolo”, giusto?
        Occhio che ti ho lasciato un papiro anche nell’ultimo post, ma aspetto il tuo da me!
        Buona serata e buona cena se non ci si legge prima 😉

    • Credo che tu sottovaluti le differenze fra USA e Europa. Gli Stati Uniti sono nati dall’occupazione di terre vergini (permettimi di saltare la questione dei nativi americani) da parte di una popolazione in pratica culturalmente omogenea, quelle terre non avevano una storia alle spalle come ce l’hanno quelle europee, la cui unione per me rimane qualcosa di innaturale e forzato che non potrà che provocare problemi. Inoltre negli USA è più diffusa la convinzione che lo Stato debba intervenire il meno possibile, in qualsiasi ambito, mentre da noi i governi sono sempre tentati a mettere lo zampino in ogni dove, e questa cosa (si era capito?) a me non convince proprio, e più sono grandi territorio e differenze fra regioni, meno mi convince… E come dice giustamente Primula, da queste posizioni sarà dura schiodarmi…

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